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Lettres Khâgne Tronc commun et spécialité Sophie Pailloux

Dernier ajout : 13 juillet 2016.

LETTRES Khâgne 2014-2015
Présentation

TRONC COMMUN

Le programme
Des œuvres...

  • • Du Bellay, Les Regrets
  • • Rousseau, Les Confessions, livres I à VI
  • • Nerval, Aurélia
  • • Césaire, Cahier d’un retour au pays natal

Pour les éditions de référence, obligatoires, rendez-vous sur le site de l’ENS de LYON, admissions, filière lettres et sciences humaines, session 2015 : cette occasion d’une première visite sur le site de l’école ne vous fera pas de mal, pour découvrir un peu les choses.
Profitez-en pour parcourir les sujets de cette année, quelques rapports des années passées, découvrir les épreuves, leurs coefficients, leur durée, pour vous renseigner par vous-même dans un premier temps sur la BEL (banque d’épreuves littéraires) qui permet de candidater, via le concours commun, à de multiples écoles. Vous pouvez aussi à ce sujet utiliser le lien suivant : http://ma-voie-litteraire.onisep.fr/zoom-sur-la-banque-d-epreuves-litteraires/. Vous puiserez peut-être dans ce premier tour d’horizon un peu d’énergie et d’envie pour vous lancer dans le travail dès cet été.

… et des axes.

  • • L’œuvre, ses propriétés, sa valeur
  • • L’œuvre et le lecteur
  • • L’autobiographie
    Ces « axes », à croiser, ouvrent des perspectives d’exploration des œuvres du programme et de réflexion sur la littérature. La composition française du concours (tout comme les travaux qui vous seront proposés durant l’année) vous conduira à conjuguer les différents éléments, œuvres et axes.

Un été…

Lire les œuvres…

Sans doute faudrait-il commencer par lire les œuvres du programme, et il faudra absolument les lire, et parfois les relire. Ceci semble une évidence, ce n’en est pas une, à plus d’un titre. Cela ressemble parfois à une promesse que l’on se fait pour l’été (il fait si beau…), puis pour septembre (légère panique..), pour Noël (mais quelle fatigue...), pour Pâques (il est trop tard…), et on se retrouve un beau matin d’avril devant sa copie, parc de Vincennes, sans que… Et puis, il n’est pas toujours si aisé de se lancer : 191 sonnets, six livres de confessions, quelques pages de rêves hallucinés et un long cri de retour.
Donc, quelques mots d’encouragement : ces œuvres sont de longueur raisonnable et accessibles pour une première lecture. Quelques mots de « méthode » aussi (sans doute pour vous dire qu’il n’y en a pas tout à fait) : on vous conseille de lire les œuvres avant tout, la fameuse lecture de « première main ». Je ne sais pas trop, ni très bien ce que c’est. D’abord on lit toujours avec ce que l’on a déjà en tête, déjà lu, paradoxalement aussi – mais seulement en apparence - avec ce que l’on n’a pas en tête, ce que l’on n’a jamais lu, ou encore avec le « tourniquet » des paroles et des discours qui entourent l’œuvre et que l’on a parfois entendus ou cru entendre, dont quelques bribes sont arrivées en tout cas jusqu’à nous. Bref. Il me semble qu’il faut accepter d’entrer comme on peut dans ces œuvres, qui vont nous suivre (et parfois nous hanter vaguement) durant une année, se donner cette autorisation et cette liberté à soi-même, ne pas les aborder sans doute tout à fait comme des devoirs de vacances (c’est un peu triste parfois, et le plus souvent très illusoire) ; l’on peut opter pour la plongée directe ou les chemins de traverses, en allant de ci de là si cela convient mieux. Et parfois commencer par d’autres lectures, littéraires ou théoriques, autour des œuvres et des axes, va déclencher une espèce de désir des œuvres elles-mêmes, et ce sera bien aussi ainsi.
L’essentiel reste qu’avoir lu les œuvres au premier septembre, et vraiment, permettra, je l’espère, de vous rassurer d’abord, de vous placer par ailleurs dans une situation plus « agréable » et efficace pour le cours de lettres (difficile d’écouter les sourcils en permanence froncés avec cette seule question en tête : « mais de quoi parle-t-elle ? »), et surtout de faire naître très vite des possibilités d’échange, en gros de ne pas subir.

Et donc...un peu dans le désordre
A vous de picorer ce que vous voulez, selon vos goûts et votre appétit. Impossible de tout déguster, ne pas même essayer.
Vous trouverez sur ci-dessous un début de bibliographie souvent plus théorique sur les axes proprement dits.
Je préfère dire ici quelques mots de deux ou trois chemins, plus ou moins assurés et assez hypothétiques parfois pour le moment, que vous pourriez emprunter (certains textes indiqués sont consultables sur internet, d’autres peuvent être trouvés en bibliothèque) autour des œuvres du programme.

Exils

On peut entrer dans Les Regrets de Du Bellay par la question du lien entre poésie et exil, exil tout autant biographique, référentiel, dans le cas présent, que métaphorique, toujours, et la relation avec le Cahier de Césaire s’impose un peu immédiatement. Entre Du Bellay et Césaire : une forme d’aller-retour. Jeter un œil aux Tristes d’Ovide, - notamment à son ouverture (I, 1), mais aussi au livre II qui revient de façon assez énigmatique sur les causes de l’exil tout en développant une réflexion sur les œuvres littéraires et leur place dans la cité, ou encore à la partie III, 1, plainte d’exil du livre lui-même - , me semble une bonne idée . Sans doute aussi peut-on lire, plus proche de Du Bellay au plan chronologique, de Marot l’Epistre au Roy, du temps de son exil à Ferrare, ou en aval quelques poèmes de Victor Hugo, de Paul Celan, ou de Mahmoud Darwich. Enfin, sur Les Regrets, la grosse vingtaine de pages que leur consacre Michel Deguy dans son Tombeau de Du Bellay me semble assez incontournable (si vous ne trouvez pas en bibliothèque, je vous les apporterai à la rentrée). Par ailleurs, la lecture d’ensemble de l’ouvrage conduit, je crois, à une assez belle réflexion aussi sur ce que peut être la situation de lecteur d’une œuvre (Cf l’axe « l’œuvre et son lecteur »)
Pour ce qui concerne Césaire, la poésie de l’exil entre en résonance à la fois, pour de multiples raisons, avec l’œuvre de Saint John Perse (lire certaines pages d’Eloges publié en 1911, et par exemple le chant 1 d’Exil , plus tardif, écrit en 1942 ) , celle de Senghor ( Chants d’ombre et Ethiopiques) et celle d’Edouard Glissant ( il pourra être intéressant de peser ici les possibles rapprochements et les différences notables, et voir la façon dont peuvent s’articuler exil, errance et tout-monde, lire notamment « L’exil, l’errance » dans Poétique de la relation et Traité du Tout-Monde ). Cette poésie de l’exil s’articule en effet chez Césaire avec la problématique de la « négritude » que remet en question précisément Glissant à travers le concept refondé de « créolisation » et celui de Tout-Monde, qui permettent de réfléchir autrement à « l’ici » et à « l’ailleurs », de bousculer ces deux catégories et leur opposition apparente (lire aussi Le Discours antillais du même, peut-être en parallèle avec le Discours sur le colonialisme de Césaire et Ecrire en pays dominé de Chamoiseau),

Reste que l’exil au-delà de sa valeur biographique et référentielle est aussi tout à la fois une construction poétique (et on pourra poser pour Du Bellay sans doute les hypothèses d’un imaginaire et d’une fiction de l’exil) et un « motif » inhérent à la poésie elle-même, en tant que poésie (sans doute le terme « motif » d’ailleurs ne convient pas, disons que l’exil, et l’errance, peuvent apparaître comme constitutifs de la poésie elle-même, pour le dire vite, nous y reviendrons, mais parallèlement à la lecture de Césaire, la Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France en donne une assez belle idée, avec ce mot de « prose » aussi qui vient déplacer, comme sans doute dans le Cahier, la poésie elle-même), et plus globalement à la littérature dans son ensemble, à l’acte même de l’écriture (vous pouvez lire par exemple de Blanchot « Kafka et l’exigence de l’œuvre » (1952), dans L’Espace littéraire, comme une entrée dans la problématique de « l’œuvre , ses propriétés, sa valeur », qui peut justement être envisagée à partir de cette question de l’exil) . Et pensez alors à la relation qui peut s’établir également entre exil et lecture.
C’est enfin dans cette perspective que vous pouvez approcher le texte de Rousseau, les six livres des Confessions (texte né de l’exil, et sans doute aussi d’une réflexion complexe sur le lien entre solitude, comme visage de l’exil parmi les hommes, et communauté, et je vous renvoie au chapitre « L’individu solitaire » de l’ouvrage que Todorov consacre à Rousseau, Frêle bonheur , à trouver en bibliothèque, texte aussi où le motif de l’errance est constant ), comme celui de Nerval (car il me semble que le rêve et la folie peuvent être pensés comme des manières d’exil , et que leur expression dit quelque chose de l’écriture ou de l’œuvre comme vrai lieu de l’exil ; il est par ailleurs intéressant de lire son poème « La Mort de l’exilé » ainsi que les poèmes des Chimères)

Ecritures du moi/ de soi

Bien entendu, cette approche des exils croise la question des écritures autobiographiques, que par prudence je nomme ici « écritures du moi/ de soi ». Les quatre œuvres s’inscrivent de toute évidence dans ce cadre dont le questionnement occupera sans doute une bonne partie de l’année. Il pourrait en gros s’agir de savoir, entre autres problèmes, si l’autobiographie est en soi un genre, si elle n’est pas plutôt une forme particulière de déclinaison des écritures de soi dont un colloque, en hommage au « gai savoir autobiographique » de Philippe Lejeune (dont vous lirez Le Pacte autobiographique), se demandait à la fin des années 2000, si on pouvait définir en définir « le propre » (Le propre de l’écriture de soi, actes du colloque, éditions Téraèdre). L’autobiographie poétique, à laquelle peuvent inviter à réfléchir deux des œuvres du programme (non pas qu’il faille considérer en soi Les Regrets ou Le Cahier comme des autobiographies stricto sensu si l’on admet que certaines œuvres pourraient apparaître telles ; disons simplement que ces deux textes offrent une dimension autobiographique intéressante, notamment dans ce qu’elle interroge du rapport de l’œuvre poétique au discours référentiel – encore l’axe « œuvre littéraire, ses propriétés, ses valeurs »), pourrait conduire à ouvrir la question sur un angle particulier : métissage générique (autobiographie, si c’est un genre, et poésie, si c’en est un également, d’ailleurs ?), horizontalité du récit linéaire et verticalité de la poésie, lyrisme et discours analytique du moi etc. Dans cette perspective, jetez un œil (je sais cela fait beaucoup d’yeux à jeter) aux Contemplations de Hugo, à De Chêne et de chien de Queneau, à Une Vie ordinaire de Perros et pourquoi pas au Testament de Villon. Mais aussi pour être sensible à ce drôle de trajet d’une parole qui fait à la fois retour sur sa propre source – le moi- et qui se constitue dans une forme d’expulsion violente, très nette chez Césaire, lisez par exemple Howl d’Allen Ginsberg.
Pour ce qui concerne Rousseau, la lecture des Livres I et II des Confessions d’Augustin me semble une entame un peu indispensable (c’est passionnant), de même que, sur un autre plan, celle, stimulante, du chapitre intitulé « Le progrès de l’interprète » dans La Relation critique de Starobinski et du chapitre VII de Jean-Jacques Rousseau : la transparence et l’obstacle, de Starobinski encore. Pour Nerval, le plus utile serait de lire l’ensemble du volume dans lequel figure, selon l’édition de référence, Aurélia – parce que les autres œuvres qui y sont incluses (Les Nuits d’octobre, Pandora, Promenades et souvenirs) contribuent à tisser les formes diverses d’une écriture directe ou indirecte de soi. Aurélia relève en ce sens tout autant de l’essai que de l’écriture autobiographique proprement dite : un petit tour du côté des Essais de Montaigne ou de Mon cœur mis à nu de Baudelaire.
Vous fournir ici par ailleurs une large liste d’œuvres à lire plus généralement sur cette question des écritures de soi (formule qui, au passage, n’a sans doute pas tout à fait la même signification qu’écritures du moi) n’aurait, je crois, parfaitement aucun sens (impression de vertige : d’une manière ou d’une autre, par cousinage, voisinage ou rejet, cela risquerait de donner à lire toute la littérature ?). Alors, outre une anthologie très riche, Le Pays de l’intérieur : voyage au centre du moi aux éditions Bouquins, quelques titres, au gré de mes goûts ou envies de lecture, et peut-être parmi ceux qui en décalent le problème ou la manière ( y compris du côté de l’autofiction) - et vous pouvez parcourir si vous le souhaitez de simples extraits, ce sera déjà une belle chose : Journal de Kafka, Peau d’ours de Calet, Autobiographie des objets de Bon, Vies minuscules de Michon, L’Age d’homme de Leiris (parce que j’y vois aussi une forme de croisement assez nette avec les Confessions avec ce passage, ambigu, de la confession à la psychanalyse, comme avec Aurélia à travers le récit des rêves notamment), Nadja de Breton (dont les échos avec Aurélia sont multiples, et qui permettrait aussi de comprendre ce que le surréalisme doit à Nerval), L’Amant de la Chine du Nord de Duras ou encore Vie et mort de Paul Gény de P. Artières.
Enfin, une manière aussi de poser des questions qui sont de fond, je crois, sera de s’intéresser au lien entre philosophie et autobiographie (et parce que les œuvres d’Augustin et de Rousseau, comme déjà les Essais nous y invitent ). Si vous le souhaitez (et la référence à Rousseau y est forte) vous pouvez lire L’avenir dure longtemps de Louis Althusser ou Circonfession de Derrida et vous pencher sur l’approche de la question autobiographique chez Foucault (à lire par exemple « Est-il si important de penser ? » Dits et écrits tome IV et Le beau danger. Un entretien de Michel Foucault avec Claude Bonnefoy). Perspective que peut prolonger, en un autre sens, la réflexion sur le lien entre geste critique et geste autobiographique (voir par exemple Autobiographiques de Doubrovsky, qui de plus permet de faire la jonction entre « l’autobiographie » et « l’œuvre et le lecteur ». A ce propos : songer à repérer la façon dont s’articulent lecture d’œuvres et lecture de soi dans Les Confessions.)

Folies

Sans doute une forme (ou des formes) de « folie » (ou du moins ce que l’on nomme telle) traverse-t-elle les quatre œuvres, et pas seulement Aurélia (à ne pas réduire d’ailleurs, en lisant l’œuvre sous cet angle exclusif) : égarement au propre comme au figuré du poète des Regrets, jaillissement déréglé du Cahier comme revendication d’une parole qui se tient contre la fausse raison occidentale (« nous nous réclamons de la démence précoce, de la folie flambante » écrira Césaire dans En guise de Manifeste, adressé à André Breton), « cas Rousseau » à la frontière entre le singulier et le pathologique.
Quelques titres en désordre qu’il pourra être intéressant de croiser sur cette question : Le journal d’un fou de Gogol, Louis Lambert de Balzac, Mémoires d’un fou de Flaubert, Lettre d’un fou de Maupassant , la poésie de William Blake, Portrait de l’artiste en jeune fou de Philip K. Dick , Nadja encore. C’est d’abord la relation entre folie et écriture/ littérature-lecture qui pourra être questionnée : se demander ce qui relève d’une forme d’équivalence métaphorique (qui tient là encore peut-être à une forme d’exterritorialité, de marge, d’étrangeté ou d’étrangéité radicales, d’espace limite), de transfert aussi parfois ( comme une possible variante de l’écriture de soi) sans tomber dans les clichés d’une mythologie faussement romantique ni dans le piège d’une fascination un peu suspecte de la folie (difficile à éviter ans doute…). Partir plutôt de cet endroit-là pour questionner les discours sur la folie au fil des contextes, parce que la valeur de la littérature tient aussi à la façon dont elle nous conduit à déplacer ou à replacer, bref à déranger, les choses et les mots. Peut-être alors interroger radicalement, au-delà même de nos œuvres, ce que viennent dire ce mot de « fou » (on dit aussi « dérangé ») posé parfois sur le poète (ou l’artiste, ou le savant d’ailleurs), sur celui qui écrit (ou celui qui lit), et celui de « folie » posé, symétriquement, sur l’œuvre . Dans cette perspective, en lien avec Nerval comme avec l’écriture autobiographique, on peut lire notamment les Lettres de Rodez d’Artaud, et des pages du Journal de Virginia Woolf (et de la même, pour l’axe « L’œuvre et le lecteur » : De la lecture et de la critique, Entre les livres, Le Commun des lecteurs)

Ne vous laissez surtout pas étourdir par ces propositions. Elles n’ont pas d’autres buts que de vous aider à entrer dans le programme en y piochant à votre gré, durant l’été, ce qui pourrait vous intéresser et de vous inciter à lire les quatre œuvres , ce que vous aurez fait, comme convenu, pour la rentrée…

Bibliographie complémentaire sur les axes

À côté des indications de programme et des suggestions de lecture (sur ou autour des œuvres) égrenées au fil des premières hypothèses (voir ci- dessus), vous trouverez ici une liste volontairement restreinte d’ouvrages ou d’extraits d’ouvrages en relation plus directe avec les axes. Il me semble vraiment utile d’avoir lus ou largement consultés quelques-uns d’entre eux, selon vos goûts, appétits et lectures antérieures, pour la rentrée.
[Concernant les œuvres au programme, des indications de lecture c-* ritique, autres que celles déjà signalées dans la présentation initiale du programme, vous seront données en septembre et au fil de l’année. Il est prioritaire, dans ce temps de vacances, et je le répète une fois encore, que vous lisiez, à un moment ou à un autre (voir mes conseils ci dessus), les œuvres elles-mêmes.]

Pour " l’œuvre et le lecteur " :

  • Gracq En lisant, en écrivant
  • Jouve, La lecture
  • Macé, Façons de lire manières d’être
  • Proust Sur la lecture
  • Le lecteur, GF corpus lettres

Pour "l’œuvre, ses propriétés, sa valeur"  :

  • Barthes, " Littérature et signification », Essais critiques
  • Benjamin, " La tâche du traducteur « , Œuvres complètes
  • Blanchot, L’espace littéraire
  • Genette, Fiction et diction
  • Ranciere, La parole muette
  • Schlanger, Présence des œuvres perdues

Pour " l’autobiographie " :

  • Lejeune, Le pacte autobiographique
  • Mathieu-Castellani, La scène judiciaire de l’autobiographie
  • Starobinski, "Le progrès de l’interprète" , La Relation critique

SPECIALITE LETTRES MODERNES

L’oral
Rappel du programme pour l’oral :
Apollinaire, Alcools, Calligrammes
Reverdy, Plupart du temps

Il est nécessaire d’avoir lu les œuvres pour la rentrée. Vous pourrez aussi vous procurer l’ouvrage de Claude Debon sur Calligrammes paru dans la collection Foliothèque.

L’écrit
Quelques lectures me semblent indispensables pour compléter votre culture littéraire. Donc, à la vol-* ée, et au fil des siècles, quelques titres possibles, parmi ceux dont nous parlerons plus précisément cette année dans la perspective de la préparation du commentaire stylistique et littéraire.
Vous ne lirez pas tout, mais cinq ou six titres, ou plus, ce serait bien.

  • La Bruyère "Des grands », Les Caractères
  • Racine, Bérénice
  • Molière, Le Malade imaginaire
  • Corneille, Médée
  • La Fontaine, Livre I des Fables
  • Rotrou, Le véritable Saint Genest
  • Diderot, Le Neveu de Rameau et Le Rêve de D’Alembert
  • Voltaire, Candide
  • Prévost, Manon Lescaut
  • Marivaux, Les fausses Confidences
  • Beaumarchais, La Mère coupable
  • Chateaubriand, René
  • Stendhal, De l’amour
  • Musset, On ne badine pas avec l’amour
  • Michelet, La sorcière
  • Flaubert, Madame Bovary
  • Maupassant, Contes noirs, rassemblés dans la collection Librio
  • Baudelaire, Le peintre de la vie moderne.
  • Rimbaud, Une saison en enfer
  • Verlaine, Romances sans paroles
  • Jarry, Ubu roi
  • Claudel, L’annonce faite à Marie
  • Cocteau, La Machine infernale
  • Proust, Du côté de chez Swann
  • Genet, Le condamné à mort
  • Giono, Naissance de l’Odyssée
  • Camus, La chute
  • Duras, Le ravissement de Lol.V.Stein et La douleur
  • * Char, Feuillets d’Hypnos
  • Beckett, Malone meurt
  • Ionesco Les Chaises
  • Blanchot, Le dernier homme
  • Fourcade, Manque

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