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Des étudiants de la promo 2010 témoignent

-  « Au risque de perpétuer le cliché, le premier mot qui me vient pour résumer ces deux ans de prépa à Joliot est : travail ! Mais c’est le fond qui compte, pas la forme. Alors oui, on travaille beaucoup, on a une importante quantité de devoirs à rendre, de longs DS régulièrement, des cours au rythme soutenu. Mais honnêtement, ça en vaut la peine ! Pourquoi ? D’abord, pour le plaisir de la littérature, de l’histoire, de la philo ou des langues. Pour continuer à développer une gamme large de savoirs, sans être obligé de se spécialiser, ce que beaucoup d’élèves sont contraints de faire maintenant dès le lendemain du bac. La culture générale acquise est très étendue, et n’est pas si abstraite, comme beaucoup seraient tentés de le penser !
Mais surtout, l’avantage d’une petite prépa comme Joliot, c’est la convivialité et le dialogue privilégié avec les professeurs. Les "grandes" prépas réputées promettent toutes un suivi personnalisé pour chaque élève, mais impossible quand on sait qu’il y a 50-60 personnes par classe ! A Joliot, vous aurez la chance d’avoir une exceptionnelle équipe de profs à fond derrière vous et très à l’écoute... important pour ne pas se sentir seul au cours des moments les plus durs de l’année. D’ailleurs, ce n’est pas parce qu’on n’est pas dans une grande prépa qu’on n’a pas une grosse masse de travail ! Ne vous y méprenez pas.
Alors n’hésitez plus, votez Joliot ! »

Mélanie (promotion 2010).

-  « Qu’est-ce que m’a apporté ma prépa ? Vaste question.
Tout d’abord, elle m’a permis de découvrir ce que j’aimais faire le plus : apprendre. Toutes les matières de prépa m’ont passionnée, elles m’ont toutes servi à quelque chose. J’ai découvert que mon bac littéraire avait une énorme valeur, n’en déplaise à tous les détracteurs de la filière.
Ma prépa m’a aussi appris à me connaître, à savoir où étaient mes limites physiques (écrire dissertation sur dissertation pendant des heures) et morales (stress pré-concours blancs, moral à zéro pendant les fêtes) ; je ne regrette rien évidemment, il est clair qu’on ressort beaucoup plus fort de ces deux années, beaucoup plus mûr aussi.
Enfin ma prépa m’a permis de m’ouvrir à de nouveaux horizons : je suis une littéraire - et ça ne changera pas - mais je suis aujourd’hui en école de commerce et je me rends compte que mon profil est un solide avantage en termes de culture générale et de méthodologie. Mieux encore, je suis capable d’écrire rapidement et correctement (non, ce n’est pas une obligation quand on arrive en école... C’est un vrai plus).
Alors à tous ceux qui hésitent, la prépa nécessite une bonne dose de motivation, mais si la passion des lettres, de l’histoire, de la géo, des langues, de la philo est là, il ne faut pas hésiter : l’hypokhâgne et la khâgne marquent une vie mais on en est vraiment fier après coup ("je l’ai fait !") »

Lucie (promotion 2010)

-  « En ce qui me concerne, ce que la prépa m’a vraiment apporté, c’est d’apprendre à organiser et à émettre clairement mes idées, par écrit et par oral, et surtout à avoir plus de rigueur dans mon travail. Je sens aujourd’hui que ça me sert beaucoup dans les cours que j’ai en école de commerce, parce que ce sont des qualités qui manquent à d’autres élèves et cela leur pose problème. C’est grâce au fait d’être entouré et d’avoir été suivi de près par mes professeurs que cela a été possible, et ça n’a pas été facile, car j’ai toujours été d’un naturel "brouillon", et je ne pense que j’en serais là où j’en suis aujourd’hui sans la prépa. Si je devais résumer rapidement ces deux années par une phrase, j’aurai tendance à dire "Ce qui ne te tue pas te rend plus fort", parce qu’elles sont vraiment éprouvantes, il faut s’investir, mais le gain à la sortie en matière de culture et de formation intellectuelle est incontestable, et mérite d’y passer deux ans. »

Inès (promotion 2010).

- « Ce que m’a apporté la prépa…. Avec le recul beaucoup. Elle m’a permis de me remettre en question, de grandir, de m’enrichir intellectuellement, de me dépasser mais aussi de me cadrer ; car j’avais la fâcheuse tendance à vouloir tout faire sans brouillon, sans structure et j’ai fini par comprendre qu’un peu de rigueur ne faisait pas de mal. Certes la prépa, c’est : moins de vie sociale, des nuits courtes, une vie décalée, du stress, des mauvaises notes… Mais une fois qu’on a compris comment cela fonctionne et qu’on fini par s’organiser : on y arrive, on survit… Et ce long tunnel qui nous paraissait interminable, une fois qu’on en est sorti on est tout simplement fier d’avoir était jusqu’au bout.
Pour ce qui est de la prépa Joliot Curie, je peux dire qu’elle est mieux que les prépas parisiennes. Et je parle en connaissance de cause, car j’ai fait mon hypokhâgne à Paris. Il était difficile de dialoguer avec les professeurs (certaine distance, froideur) et les élèves étaient constamment en concurrence. Tout était fait pour vous faire comprendre que vous pouviez partir à tout moment et aller en fac si vous n’étiez pas assez bon. De plus, lorsque vous êtes dans une classe de 40 voire 60 élèves il est très facile de décrocher en classe (ne pas écouter, faire autre chose), à la différence d’une petite structure comme Joliot. Et contrairement, à ce qu’on peut croire nous travaillons autant voire davantage dans une petite prépa : plus de khôles (oraux) et plus de devoirs. Car dans les classes surchargées les professeurs donnent le moins de devoir possible afin de ne pas être trop débordés par le travail… J’oubliais, bien souvent à la fin de l’année les profs ne savent pas comment vous vous appelez, ni qui vous êtes vraiment. Or c’est tout le contraire à Joliot.
Pour finir, les matières qui sont enseignées sont dans la continuité de l’enseignement donné au lycée et sont plus approfondies. Et comme je n’avais pas vraiment d’idées pour mon orientation, la prépa me semblait être un bon compromis. C’est d’ailleurs grâce à la géographie qui est enseignée en prépa que j’ai découvert ce que je voulais faire. Car celle qui est enseignée au lycée n’a rien à voir avec celle que l’on fait. En prépa, on fait de la géopolitique, de la cartographie… Ainsi, depuis cette année je suis en L3 de géographie à Paris VIII. Je dis donc merci à la prépa qui m’a permis de trouver ma voie et ce n’est pas rien… »

Manon (promotion 2010)

- « En Terminale, j’ai découvert deux semaines avant les inscriptions ce qu’était une hypokhâgne. Les recherches sur les sites, les journaux étudiants et les échos de mes professeurs ont eu tendance à me faire penser que ces études étaient réservées aux meilleurs élèves. J’avais une bonne moyenne générale mais pas exceptionnelle. Je me suis donc dit que je n’arriverai pas à suivre en hypokhâgne. J’ai tout de même tenté le coup et ai porté mon choix final sur la classe de Joliot Curie.
Cette classe a plusieurs avantages qui ne sont pas à négliger pour les futurs étudiants qui ne se sentent pas à l’aise dans les "boites à concours". Pour être plus claire, les effectifs des classes étant bien moins élevés que dans la majorité des CPGE, les professeurs sont donc bien plus disponibles, connaissent les difficultés de chacun, et savent être présents durant les périodes difficiles de l’année- surtout à la fin de l’hiver, où la masse de travail accumulée et la fatigue en découragent plus d’un ! Le travail n’y est pas plus facile qu’ailleurs. Néanmoins l’élève a moins de chance d’être "largué" à la fin du premier semestre.
En face de l’établissement se trouve une bibliothèque. Les élèves d’hypokhâgne et de khâgne ont également une salle informatisée réservée dans le CDI. Enfin, la bibliothèque universitaire est rapidement accessible (à pied ou en bus). Ce qui permet de travailler dans de bonnes conditions, d’organiser le travail personnel ou en groupe très facilement, et sans faire de sa chambre une succursale de la bibliothèque (car les ouvrages à étudier sont nombreux et ne peuvent être tous achetés).

Il ne faut absolument pas négliger ces aspects lorsqu’on décide d’intégrer une hypokhâgne ! La nécessité de fournir un travail constant de qualité demande du temps et de l’endurance. Optimiser le temps de travail en s’organisant est indispensable. A mon avis, les conditions de travail et tout aspect qui puisse favoriser une progression de l’élève sont indissociables de la réussite en prépa et aux concours. La CPGE de Joliot Curie a constitué pour moi un atout en ce sens où chacun y travaille pour soi sans que la solidarité ne disparaisse. Il est bien entendu possible de réussir les concours sans travail d’équipe, mais la possibilité de partager recherches, critiques et impressions sur les devoirs permet de progresser bien plus vite, d’être plus efficace, et de prendre du recul sur son propre travail. Ce qui n’est pas facile lorsque l’on manque de temps.

Comme beaucoup d’anciens élèves de prépa, je valide ma licence en faculté (filière Humanités). Certains de mes camarades sont entrés en école de commerce (l’hypokhâgne est un réel avantage pour intégrer ces écoles avec le concours réservé aux filières littéraires), d’autres en droit ou en IEP. Les apports des deux années de prépa nous apparaissent aujourd’hui évidents, et les craintes de n’avoir pas d’autres débouchés que l’ENS ont disparu. L’hypokhâgne/khâgne permet de s’adapter à de multiples cursus. Elle apporte des connaissances et méthodes rigoureuses qui avantagent réellement les anciens étudiants et font souvent la différence avec les autres élèves. Les notes du concours de l’ENS, lorsqu’elles sont bonnes, sont un véritable "plus" dans un dossier scolaire, et celles obtenues en facultés-en ce qui me concerne- également.

Enfin, pour les élèves qui choisiront cette voie, je pense qu’il est essentiel de savoir que l’hypokhâgne/khâgne vous fera progresser, vous rendra plus efficace et précis, et vous apportera une culture et des méthodes d’une grande richesse. Néanmoins, il n’y a pas de bonne prépa, il n’y a que de bons élèves (ou qui le deviendront). Une hypokhâgne ne fait pas de miracle parce qu’elle est bonne ou réputée. Seuls le travail et le choix d’une classe préparatoire qui correspond aux besoins et au profil de chacun, peuvent permettre la réussite. »

Cécile (promotion 2010)


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Lycée Joliot Curie - Nanterre (académie de Versailles)
Directeur de publication : Madame MOTTA GARCIA